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 ELWYN + listen, smile, agree, and then do whatever the fuck you were gonna do anyway.

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PETITS MOTS : 336
JE SUIS LA DEPUIS : 27/04/2013




give me love ♥
niveau amour, je suis : célibâtard.
relationship:
ta devise en amour :


MessageSujet: ELWYN + listen, smile, agree, and then do whatever the fuck you were gonna do anyway.   Jeu 9 Mai - 13:47



jayden elwyn richards

feat robert downey jr.


PRENOM(S) : jayden elwyn.
NOM : richards.
SURNOM(S) : el.
AGE : quarante ans tout pile.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : > le vingt cinq août à chicago.
ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuel.
ACTIVITÉ : propriétaire de la célèbre "Richards Industry".
NATIONALITÉ : américain.
STATUT CIVIL : célibataire.
GROUPE : love doesn't exist.



Elwyn est narcissique + surdoué + arrogant + brillant + généreux + têtu + impulsif + un homme qui en vient vite aux mains + séducteur + immature + je m'en foutiste + charmeur + bosseur + calculateur + logique + fêtard + dépensier + quelqu'un qui peut se montrer vulgaire + jaloux + impatient + créatif + bordélique + excentrique +

Joue du piano depuis des années et chante au bar de son meilleur ami dès qu’il en a l’occasion ∞ ne se prend pas pour de la merde, bien au contraire ∞ emmerde tout le monde surtout si on n’est pas de son avis ∞ a la phobie des araignées ∞ a l’habitude de coucher à droite et à gauche ∞ adore porter des lunettes de soleil ∞ il est assez célèbre et passe souvent à la télé ∞ est considéré comme surdoué, il a sauté deux classes étant enfant ∞ se croit supérieur à tout le monde ∞ est un vrai con, mais il est brillant ∞ aime vivre dans le luxe ∞ passe beaucoup de temps au bar de son meilleur ami pour y filer un coup de main, mais surtout pour la gente féminine ∞ fume beaucoup ∞ est branché sur tout ce qui est technologie ∞ a des règles quant à ses relations d’un soir ∞ aime être le centre d’attention ∞ n’est pas pudique, loin de là ∞ n’en a rien à foutre que ses paroles puissent blesser ∞ ne supporte pas d’avoir sa barbe mal rasée ∞ a repris l’entreprise de son père au décès de ce dernier même s’il n’était pas prêt à ça ∞ est fils unique ∞ fait très attention à son apparence ∞ ne supporte pas qu’on le décoiffe ∞ dépense sans compter ∞ est immature et considéré comme un grand gamin ∞ est un fêtard et boit d’ailleurs souvent trop d’alcool aux soirées ∞ est je m’en foutiste ∞ est imbus de sa personne, narcissique ∞ soit il a raison, soit vous avez tort ∞ est manipulateur ∞ aime se la péter ∞ son prénom est d’origine irlandaise car sa mère est amoureuse de ce pays ∞ a eu des problèmes de drogues. son meilleur ami, ezra, l’a forcé à aller en cure ∞ suite à ça, il a dû consulter une psychologue un certain temps ∞ il pense qu’aimer la même personne toute sa vie est impossible ∞ adore les chiens, il en voudrait un ∞ est fan de la grasse matinée ∞ a un atelier chez lui où il passe ses nuits à trafiquer toutes sortes de machines ∞ était amoureux de sa nourrice lorsqu’il était enfant ∞ est le parrain du fils de son meilleur ami et il est également son témoin de mariage ∞ utilise beaucoup l’ironie ∞ se fout complètement de ce que pensent les autres ∞ est très impulsif ∞ a toujours cru que son père ne l’aimait pas ∞ à ses vingt-deux ans, il s’est marié à las vegas totalement bourré. Le mariage a duré un jour ∞ les enfants l’adorent, lui les aime moins ∞ est un boulet, parfois il n’est vraiment pas doué surtout dans son atelier ∞ est très calculateur ∞ a tendance à vite en venir aux mains ∞ porte toujours des baskets avec ses costumes.
[/font]

ta vie sentimentale


je n’ai jamais eu de relation sérieuse, cela demande beaucoup trop d’efforts. A mes vingt-deux ans, je me suis marié à Las-Vegas avec une fille dont je ne connaissais rien à part sa boisson alcoolisée préférée. Nous avons divorcé le lendemain avec une belle gueule de bois. Une relation posée et sérieuse, ça ne me ressemble pas. Peut-être parce que je n’ai jamais rencontré une femme qui me comprenne et qui n’essaie pas de me changer en homme parfait. Ce que je ne suis absolument pas. Je serais prêt à m’engager avec une femme qui me comprend et qui m’aime comme je suis. En attendant, j’ai plusieurs petites-amies.


être heureux en amour
pour toi, c'est quoi ?


Etre heureux en amour de mon point de vue ? Ce serait une relation avec du piment tout d’abord. La plupart des couples que je connais n’ont aucune originalité et ils s’installent dans la routine en devenant un couple chiant comme la pluie. Vous voyez ? Je ne veux pas de relation dont je me lasserais. Mais le plus important je pense dans une relation c’est le soutien et la confiance que l’un apporte à l’autre. La personne que vous choisissez d’aimer doit vous transformer en quelqu’un de meilleur à ce qui paraît. Je ne veux pas d’une histoire parfaite à l’eau de rose où on ne s’engueule jamais. Je veux juste une femme qui puisse me supporter et tout de même m’aimer.


derrière ton écran


PRÉNOM ₪ Dieu. PSEUDO ₪ folk soul. PAYS ₪ france. PERSONNAGE ₪ inventé. COMMENT AS-TU CONNU FLA ? ₪ bazzart. UN DERNIER MOT ? ₪ banzaï.




Dernière édition par J. Elwyn Richards le Sam 18 Mai - 13:12, édité 17 fois
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PETITS MOTS : 336
JE SUIS LA DEPUIS : 27/04/2013




give me love ♥
niveau amour, je suis : célibâtard.
relationship:
ta devise en amour :


MessageSujet: Re: ELWYN + listen, smile, agree, and then do whatever the fuck you were gonna do anyway.   Jeu 9 Mai - 13:48



" JE VAIS ÊTRE SINCÈRE AVEC VOUS,

MON PÈRE AVAIT UNE PHILOSOPHIE :

« LA PAIX, C’EST D'EN AVOIR UNE

PLUS GROSSE QUE LE VOISIN ». "


Mon père ne s’est jamais occupé de moi. Enfant, je voulais qu’il signe mes bonnes notes pour voir ne serait-ce qu’un peu de fierté dans son regard ou encore qu’il joue avec moi comme tous les pères sont censés le faire. Mais il n’a jamais fait ça avec moi. Son travail étant toujours plus important. Je me souviens de l’avoir détesté de passer tout son temps à travailler. Ma mère me répétait tout le temps, « il viendra s’occuper de toi plus tard, elwyn ». Alors je m’asseyais sur le canapé, balançant mes pieds pour faire passer le temps, et j’attendais. Mais jamais il n’est venu s’occuper de moi. Heureusement, ma mère avait décidé d’engager la jeune voisine comme nourrice. Pendant trois ans, c’est-à-dire jusqu’à mes dix ans, il me semble, elle venait s’occuper de moi. Nous avions au moins six ans de différence, mais j’étais amoureux d’elle. Tous les petits garçons tombent amoureux d’une adulte. Et je peux dire que j’avais du goût pour les femmes du haut de mes dix ans. Je répétais tout le temps que je voulais me marier avec elle d’après les dires de ma mère. Aujourd’hui, ne me parlez pas de mariage. Mon Dieu, non. Bref, reconcentrons-nous. Après je suis rentré au collège –plus de nourrice, autant vous dire franchement que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps- et là, j’ai quelque peu réussi à attirer l’attention de mon père. J’ai fait ma première année et les professeurs ont convoqué mes parents pour leur dire que je pouvais directement passer en troisième année. Mon père était fier, je l’avais senti. A vrai dire, il voulait que je reprenne l’entreprise familiale. Si j’étais intelligent, ce n’était qu’un plus à ses yeux. En fin de compte, j’ai sauté deux classes : une au collège, une au lycée. On m’avait proposé de sauté la dernière année de collège également, mais ma mère avait refusé. Elle trouvait qu’arriver au lycée avec deux ans de moins, n’était pas forcément une bonne chose. J’étais un élève agaçant, arrogant et entêté selon mes professeurs, heureusement j’avais énormément de facilités. Je séchais la plupart des cours mais j’ai eu tous mes diplômes, haut la main –sans trop travailler- et j’ai commencé des études en sciences et en technologie pour le plus grand bonheur de mon père. Même si personnellement ça me faisait chier de faire des études. Mais j’ai vite changé d’avis quand j’ai compris que l’université rimait aussi avec fêtes, alcool et jolies filles. J’avais alors à peine vingt ans et je me croyais tout permis.

J’ouvrais les yeux avec difficulté. La lumière du soleil traversant les rideaux me brûlait les yeux. Un grognement traversait mes lèvres pendant que je roulais sur le côté. Je grimaçais légèrement en réalisant qu’une migraine me martelait le crâne. Je bois trop lors des soirées et j’en paye le prix fort, il faut que je perde cette mauvaise habitude. Je fermais les yeux alors que je sentais une main glisser dans mes cheveux. Je plissais les yeux et croisais le regard d’une jeune femme blonde. Je ne savais pas quoi dire et encore pire, je ne me souvenais pas de son prénom. Mon regard se posait sur le réveil derrière elle qui affichait onze heures. Je devais trouver quelque chose pour la faire sortir de mon appartement. Je me redressais lentement dans le lit, cherchant mes vêtements du regard. J’enfilais un caleçon et un tee-shirt avant de sortir de la chambre. J’avais besoin d’un café et d’une cigarette. Je ne pouvais m’empêcher de soupirer lorsque ma conquête me rejoignait dans la cuisine. Une fois ma cigarette allumée, je me décidais enfin à prendre la parole « C’est ma chemise ça » disais-je en pointant du doigt le vêtement qu’elle portait sur elle. Elle haussait les épaules. Je crachais la fumée de cigarette qui remplissait ma bouche. Certaines femmes que je ramenais ici, comprenaient et partaient sans rien. Cette blonde ne semblait pas être de celles-là apparemment. Je passais une main dans mes cheveux décoiffés en posant mes yeux sur elle. « Ecoute Jessica » « Je ne m’appelle pas Jessica… » Je fronçais les sourcils et secouais rapidement ma tête. « On s’en fout » reprenais-je avec un sourire forcé accroché à mes lèvres. « Je pense que tu peux y aller maintenant » Je lui montrais la porte d’entrée d’un signe de tête. Je me servais un café bien chaud alors qu’elle n’avait pas l’air décidée à bouger. « On peut peut-être se revoir ce soir.. ? » Je levais les yeux au ciel avant de faire le tour du bar et me dirigeais vers le grand salon. Je me laissais tomber sur un des canapés avant de lui répondre. « Règle numéro une, on ne couche pas avec la même femme deux soirs de suite. Désolé. » Je haussais les épaules. Elle semblait vexée. Pourtant, je ne trouvais pas mes paroles dures. Elle tournait les talons et retournais à l’étage. J’ai des principes quand même et je les respecte en toutes situations. Je n’ai aucune attache avec les femmes, à mes yeux ce n’est qu’un jeu. Je n’ai jamais vécu de relation sérieuse pour tout dire. J’ai décidé de mettre en place ces quelques règles pour ne pas me retrouver coincé avec une fille un peu trop collante ou pour ne pas trop m’attacher à une fille en particulier. Règle numéro deux, par exemple, je n’emmène jamais une fille chez moi deux soirs de suite. Je buvais une gorgée de mon café alors qu’elle revenait dans le salon. Elle me fixait un instant, je fronçais les sourcils et elle se dirigeait vers la porte d’entrée. Alors qu’elle sortait, je lui criais « Mais on peut toujours se voir dans deux jours ! ». Elle se retournait et m’adressait un doigt d’honneur avant de claquer la porte derrière elle. Je buvais une autre gorgée de mon café en me retenant de rire. On me l’avait jamais faite celle-là.

Je poussais la porte du bar en saluant quelques personnes que je connaissais et qui quittaient le bâtiment. J’allais m’asseoir sur un des tabourets avant de m’accouder au bar comme tous les soirs depuis quelques temps. « Comme d’hab’ » lançais-je à Ezra, le barman. Il y a six mois à peu près, j’étais venu dans ce bar pour la première fois et j’avais rencontré cet homme. En fait, Ezrael, de son surnom Ezra, était mon opposé total. Il est gentil, généreux, respectueux avec tout le monde, souriant, timide, modeste, en bref, chiant comme la pluie. Sauf quand ça lui prend et qu’il me lance des répliques piquantes à la tronche. Il déposait mon verre en face de moi, je le remerciais d’un signe de tête et remarquais que quelque chose au fond du bar attirait son attention. Mes sourcils se fronçaient lentement alors que je me tournais pour voir de quoi il s’agissait. En fait c’est plutôt de qui il s’agissait. Une jeune femme brune était assise au fond de la salle et Ezra semblait ne pas la lâcher du regard. Je souriais, puis riais doucement en me retournant vers le barman. « Elle te plait, n’est- ce pas ? » Il semblait gêné, comme d’habitude. Je l’avais remarqué de toute façon, depuis quelques semaines il n’écoutait plus ce que je lui disais, il la regardait toute la soirée. Il ne prendrait jamais d’initiative de toute façon, il n’a pas assez de confiance en lui. En plus, c’est vrai qu’elle est charmante. Je buvais une gorgée de ma bière fraîche. Je décidais de me lever pour faire ce qu’Ezra n’aurait jamais les couilles de faire. D’un pas décidé, je m’avançais vers la jeune femme pour qui mon ami craquait. Je toussotais et tirer une chaise pour m’asseoir à côté d’elle. « Elwyn, enchanté » Je tendais la main en sa direction. Son visage et son regard inspiraient la gentillesse tout comme Ezra. Je m’installais à mon aise sur la chaise apercevant Ezra au loin qui prenait son visage entre ses mains. Apparemment, il n’était pas ravi que je vienne voir cette femme. Je faisais ça pour lui après tout. Une vie sexuelle ne lui ferait pas de mal, ça le décoincerait peut-être un peu d’ailleurs. Même s’il était mon opposé, je l’appréciais énormément parce qu’il faisait partie des rares personnes qui peuvent rester dans la même pièce que moi sans avoir envie de me frapper. En clair, il est mon ami même si je suis un connard qui ne se préoccupe de personne. Je me penchais sur la table pour me rapprocher d’elle. « En fait, mon ami derrière là, commençais-je en pointant mon pouce dans mon dos vers Ezra, il craque totalement pour vous. Mais vous voyez, il est du genre coincé, alors si vous pouviez aller le voir… » Je haussais les sourcils en attendant sa réponse. Elle semblait décidée et prête à aller le voir. Je lui adressais un sourire sincère alors qu’elle se levait et se dirigeait vers le bar. Ezra secouait la tête en me regardant alors que je prenais une nouvelle gorgée de ma bière. Je devais avouer être fier de moi sur ce coup-là. Ce soir-là, je ne savais pas qu’ils n’allaient plus jamais se quitter. Encore pire, ils ont eu un gosse ensemble et maintenant ils sont fiancés. Et encore pire que le pire, je suis le parrain de leur mioche, Silas, et je suis le témoin de mariage d’Ezra. J’exagère, ce ne sont pas de mauvaises choses même si son fils est une teigne parfois et que je dois lui filer une petite baffe ou deux. Je n’oublie pas de rappeler aux deux futurs mariés que c’est grâce à moi tout ça. Une des rares choses bien que j’ai pu faire dans ma vie.

Mes traits sont tirés, mes cheveux sont mal coiffés, mes yeux sont cernés. Pour traduire tout ça, j’ai l’air d’un zombie. J’ai perdu du poids et je suis mal rasé, chose très rare. Mes fesses sont enfoncées dans le canapé et je sens le regard du psychologue posé sur moi. Je me sens mal à l’aise, ce qui est rare. Je passais une main lasse dans mes cheveux. « Nous pouvons commencer ? » J’aimerais pouvoir ne jamais commencer ce rendez-vous chez le psychologue. Pourtant, Ezra disait que cela pouvait me faire du bien d’en parler. Alors suite à son conseil, j’étais venu. De toute façon, après une cure, je n’avais pas vraiment le choix. Là aussi, c’était Ezra qui m’avait poussé en cure. En fait, il avait pris cette décision après que j’ai été sujet à des hallucinations suite à une consommation excessive d’ecstasy. J’avais déjà eu des problèmes avec d’autres drogues comme des pertes de connaissance. Heureusement, Ezra a pris les décisions à ma place. Je n’étais vraiment qu’un abruti, à vouloir trop jouer, on s’enflamme, on s’envole, mais après tout ça, la chute est très violente. Je me sentais énervé contre moi-même, épuisé de me battre contre cette addiction, mais je ne pouvais également m’empêcher de penser à l’apaisement qu’elle m’avait procuré. Je me raclais la gorge en me redressant dans le canapé. Je hochais la tête pour répondre au psychologue. « Depuis quand consommez-vous de la drogue ? » Je fixais le sol un instant avant de répondre lentement. « Depuis trop longtemps » Je m’accoudais au bord du canapé et fermais les yeux un instant. Puis je voyais le psychologue griffonnais quelques notes dans son cahier noir. « Pourquoi en consommer ? » Bonne question, je n’en ai aucune idée. Quoi que peut-être que le décès de mon père y est pour quelque chose. Le fait de reprendre l’entreprise familiale m’avait un peu foutu la trouille. Cela représentait beaucoup de responsabilités et je ne me sens pas encore prêt pour tout ça. Puis il y avait le fait qu’Ezra soit heureux, en couple et qu’il ait des projets. Cela ne faisait que me rappeler à quel point j’étais seul. Je me frottais les yeux avant de répondre d’une voix rauque, presque cassée « Pour oublier que je suis seul et pour oublier toutes les responsabilités qui reposent sur moi. Je me rends compte maintenant que j’ai dépassé les limites, parce que je n’en avais pas… » Je le voyais acquiescer à mes dires et prendre des notes à nouveau. Je déglutissais avec difficulté. « Combien de temps avez-vous passé en cure déjà ? » Je levais les cinq doigts de ma main droite pour lui répondre. J’avais passé cinq mois coincé dans ce centre de désintoxication. Les premières semaines avaient été les plus difficiles, le manque était très présent. Avant qu’Ezra me pousse en cure, je ne m’étais pas rendu compte à quel point j’étais accro. Les migraines et les sueurs froides s’étaient enchaînées puis tout ça était passé. Je ne disais pas que plus jamais je ne toucherais à la drogue, je ne peux pas le promettre, mais pour l’instant tout allait mieux grâce à Ezra. « Qu’est ce qui a été le plus difficile dans cette épreuve pour vous délivrer de l’emprise de la drogue ? » Je le fixais sans dire un mot. Je réfléchissais aux mots que j’allais utiliser. Je grattais ma joue mal rasée en fronçant les sourcils. « Le plus difficile c’est de prendre la décision de se faire aider pour arrêter. »

J’arrangeais ma cravate en riant à la blague de mon collègue, Kaël. Un café dans la main, j’avançais lentement dans le couloir. J’avais repris les rênes de « Richards Industry », l’entreprise de mon père. Nous sommes une entreprise de recherches scientifiques et technologiques, notre but est d’innover et de vendre au plus offrant. J’étais au poste de directeur depuis deux mois seulement et John n’avait pas cessé de me dire qu’il me fallait engager une assistante. Bien sûr, j’avais trouvé ça absurde, avoir une femme sur le dos toute la journée, non merci. Puis mon collègue me disait que mon père ne cessait de répéter que derrière un grand homme se trouve une femme. Mon paternel avait apparemment porté énormément d’importance au fait d’avoir une femme à ses côtés dans l’entreprise. Je me souviens bien que ma mère portait autant d’importance à l’entreprise que mon père. J’avais donc cédé et accepté de faire passer des entretiens. Mais j’avais été bien clair si je ne trouvais qu’aucune de ces femmes méritaient le poste, je continuerais de travailler seul. J’arrivais à la porte de mon bureau après avoir jeté un coup d’œil à la gente féminine qui patientait dans la salle. Je tapotais l’épaule de Kaël avant de boire la dernière gorgée de mon café et de lui donner mon gobelet à jeter. « Merci d’être là aujourd’hui mesdames, je vais grignoter un petit quelque chose avec mon collègue ici présent » disais-je en pointant Kaël du doigt. « Et je suis à vous. » Je leur adressais un sourire accompagné d’un signe de la main en espérant qu’elles ne s’énervent pas pour mon retard. Je me retournais afin d’ouvrir la porte de mon bureau et entrer, mais je fus surpris de voir une main se poser sur la mienne pour m’empêcher de tourner la poignée. Mes sourcils se fronçaient pendant que mes yeux se levaient pour croiser les yeux bleus d’une jeune femme blonde. Ma tête se penchait sur le côté sous le coup de la surprise. « J’attends sur ces sièges depuis une heure et demie. D’ailleurs ils ne sont pas du tout confortable et c’est honteux quand on sait à quel point vous êtes riche. » Je haussais les sourcils en me tournant vers Kaël qui haussait les épaules ne sachant pas quoi faire d’autre. « Ça ne vous dérange pas que l’on fasse notre entretien pendant que vous grignotez quelque chose ? » Sans que je n’ai eu le temps de répondre, elle ouvrait la porte et entrait dans mon bureau. Je n’en croyais pas mes yeux, personne ne m’avait jamais parlé sur ce ton-là, même pas ma mère. J’entrais à mon tour et laissais Kaël fermer derrière moi. Après avoir laissé glisser mon regard sur la femme au fort caractère, j’allais m’asseoir à mon bureau. Une fois mes pieds posés sur ce dernier, elle reprenait la parole. « Je tiens à vous dire que même si ce n’est pas moi que vous engagez, il faut vraiment une femme qui puisse faire attention à ce que vous faites. » Je levais un sourcil dubitatif et échangeais un regard avec mon collègue. « Vous voulez peut-être m’apprendre à diriger mon entreprise ? » Mon ton était neutre. Kaël était assis un peu plus loin et il semblait observer la situation avec beaucoup d’intérêt. Mon regard se posait alors sur la prétendante au poste d’assistante. Ses longs cheveux blonds tombés sur ses épaules, elle portait une jupe noire et une chemise blanche qui lui allaient à ravir et ses yeux bleus ne me lâchaient plus. Elle n’était que légèrement maquillée et elle semblait ne pas se laisser marcher sur les pieds surtout lorsqu’elle désire quelque chose. Elle était également charmante, ce qui était un point de plus pour elle. Elle soupirait légèrement et ouvrait son sac à main pour chercher quelque chose. Elle en sortait un papier qu’elle déposait sous ses yeux. « Il y a deux semaines, disait-elle avant de lever les yeux vers moi, vous avez mal négocié une offre. Ils vous ont fait croire que ce serait bénéfique pour votre entreprise, mais il n’en sera rien. Je prends les paris. Je pense que votre esprit est trop focalisé sur l’argent, Monsieur Richards. Si je postule ce n’est pas pour vous, mais pour le bien de votre entreprise. » J’enlevais mes pieds du bureau et me penchais sur ce dernier vers elle. Elle semblait concernée puisqu’elle suivait les affaires de mon entreprise. Je passais ma langue sur ma lèvre inférieure avant de lui répondre, un sourire accroché aux lèvres « A vrai dire, je vous ai engagé depuis que vous m’avez remis à ma place tout à l’heure » J’observais alors sa réaction. Tous ses muscles semblaient se détendre, elle semblait respirer à nouveau. Jamais une femme ne m’avait tenu tête à ce point et je devais avouer que ça avait quelque chose d’excitant. Je passais ma jambe droite sur ma jambe gauche. « Neuf heures demain matin ? » me demandait-elle avec un sourire qu’elle ne pouvait retenir. Je hochais la tête alors qu’elle rangeait ses affaires dans son sac à main. Je la voyais se lever et quitter le bureau en adressant un signe de tête amical à Kaël qui rigolait dans son coin. Je ne pensais pas qu’elle partirait si tôt, je pensais avoir une chance de dîner avec elle ce soir. Nous allions travailler ensemble dorénavant, il fallait bien que nous fassions plus ample connaissance. Je sautais hors de mon fauteuil et courais pour la rejoindre dans le couloir. Je m’arrêtais devant toutes ces femmes qui attendaient encore leur tour. « Vous pouvez rentrer chez vous, le poste est pris. Désolé. » Je haussais les épaules alors que l’une d’entre elles me donnait un coup de sac à main au passage. Une légère grimace de douleur s’affichait sur mon visage alors que je reprenais ma course après ma nouvelle assistante. Je bloquais la porte avec mon bras avant qu’elle ne quitte le bâtiment. « Je ne connais même pas votre prénom » déclarais-je, légèrement essoufflé. Elle semblait hésiter un instant, comme pour me torturer. « June » Elle me tendait sa main. Je m’empressais de la serrer avant de m’approcher un peu plus d’elle. « Vous prendriez un verre avec moi ce soir ? » « Non. » Sa main se posait sur mon torse pour m’écarter de son chemin. « A demain » Elle sortait du bâtiment alors que je restais planté là, bouche bée. Je me tournais pour la voir s’éloigner puis je sentais une main se poser sur mon épaule. « Pas une fille facile comme toutes les autres celle-là » me glissait Kaël à l’oreille en riant. Il ne savait pas à quel point il avait raison.

Je posais la petite boite par terre pour avoir une main libre. Je sonnais à la porte et ramassais aussitôt l’objet. Je plongeais mon nez dans les fleurs que j’avais acheté pour Sofia alors que cette dernière m’ouvrait la porte. Elle attrapait les fleurs que je lui tendais, l’air fier, avant que je ne dépose un baiser sur sa joue. J’appréciais énormément cette femme, elle rendait mon meilleur ami heureux et elle avait le donc de me calmer d’un seul regard quand je vais trop loin. Je m’excusais pour mon retard en rentrant dans la maison des Dornan. Silas courait en ma direction et me sautait dans les bras. Il reculait de quelques pas pour mieux me regarder et avec son air malin légendaire, il me lançait « Ta cravate est moche ! » Je fronçais les sourcils avant de lui mettre une légère tape sur la joue. « C’est toi qui est moche. » Je le soulevais pour qu’il m’embrasse sur la joue et lui donnais la boîte que j’avais ramenée. Aujourd’hui c’était son anniversaire, il a cinq ans, déjà. Il fixait la boîte, les yeux brillants. « Ouvre-la ! » lui disais-je en le déposant sur le sol. Il déchirait le papier cadeau avec ses petites mains. Je décidais de lui filer un coup de main en voyant qu’il n’y arrivait pas vraiment tout seul. Je le regardais plonger son nez dedans, puis lentement il levait les yeux vers moi, l’air un peu fâché. « C’est pas drôle, Elwyn. Elle est vide. » Je riais franchement devant sa mine dépitée. Je le décoiffais doucement avant de lui souffler « Je t’ai offert l’espoir mon petit. C’est le meilleur des cadeaux : il est gratuit. » Il affichait toujours un air triste. Je secouais doucement la tête avant de plonger ma main dans ma poche de pantalon. J’attrapais sa petite main et y déposais un billet. « Si je te ramenais rien, ton père m’aurait engueulé. Achète-toi ce que tu veux avec, comme un cerveau par exemple. » Il me tapait l’épaule avant de filer donner le billet à sa mère. Je me retournais et tombais nez à nez avec Ezra. Je lui filais rapidement une gifle avant de sourire. J’attrapais ses poignets en riant pour éviter d’en recevoir une aussi, au cas où. « Ta tronche m’avait manqué » Ezra était la personne sur terre en qui j’avais le plus confiance. Je l’appelais dès que j’avais besoin et il ne manquait aucun de mes appels même lorsqu’il est en train de courir après son fils. Mais le plus important c’est qu’il m’a aidé à sortir de la drogue. Puis je sais qu’il est toujours là pour veiller sur moi, tout comme Sofia d’ailleurs. « June ? » Il souriait avant de lancer un signe de tête derrière moi. Je ne pouvais m’empêcher de sourire. Je quittais ma veste de costume et la jetais sur le canapé. June était ravissante, comme à son habitude. Je me laissais tomber dans le canapé à côté d’elle. J’approchais lentement mes lèvres de sa joue, mais elle me coupait dans mon élan en me giflant doucement. Je riais franchement avant de me pencher vers la table basse pour nous servir un verre. Elle me remerciait lorsque je lui tendais une coupe de champagne. Le truc avec June c’est qu’on ne sait jamais à quoi elle pense. C’est réellement perturbant. « Je t’ai manqué, avoue-le » Elle haussait les sourcils avant de se rapprocher lentement de moi. Je pouvais sentir son souffle s’écrasait sur mon visage, mais surtout son parfum. « Un peu » Un sourire étirait ses lèvres alors qu’elle portait son verre à ses lèvres. Je tournais la tête en entendant Sofia appeler June de la cuisine. Sans que je m’y attende, elle déposait un baiser sur ma joue avant de lever pour rejoindre la cuisine. Je souriais. Elle me surprend tout le temps et ça ne me déplaît pas. Silas sautait sur le canapé et entourait mon cou de ses petits bras. « Elwyn, il est amoureux de June » Je fronçais les sourcils. Je n’y crois pas, pour qui il se prend ce gosse ? Je me tournais et le poussais plus loin sur le canapé. « Tais-toi, sale mioche. » Il me fixait en ricanant ce qui eut pour effet de me faire lever les yeux au ciel. Voyant qu’il ne me lâchait pas du regard, je lui lançais « Va jouer aux lego ! » Il me tirait la langue alors que je faisais semblant de me lever pour le faire détaler d’ici. Je buvais une gorgée de champagne. Après tout, peut-être que Silas n’a pas tort. Mon regard se posait sur la cuisine. Après tout, j’en sais rien. Ce qui est sûr c’est que je tiens à elle. Énormément.
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